Notre geste

Le mois dernier, je suis allée à mon premier stage d'Aïkido.

L'enseignant a beaucoup insisté sur ce qu'il appelle "notre geste". Ce geste, pourtant si anodin, semblait résumer à lui seul l'ensemble du positionnement de l'Aïkidoka. Comme un axe dépouillé autour duquel pouvait se construire toutes les autres manifestations de la pratique. 




Cette idée m'a ramené 10 ans en arrière, lorsque je m'asseyais sur mon premier coussin de méditation. 

A l'époque, je lisais en boucle un ouvrage sur Zazen (la méditation zen japonaise) intitulé "Libre de Soi, Libre de tout" (transcription des enseignements de Shunryu Suzuki). Une phrase revenait sans cesse : 

"Tel est le sens de notre pratique"... ou encore "ceci n'est pas notre pratique".

Il départageait ainsi chaque élément de la posture intérieure et extérieure, comme un sculpteur fait apparaître une forme, la plus épurée possible. 





Et nous ? En tant que Praticien.ne de Médecine Traditionnelle Chinoise, quel est notre geste ? 

Quelle est notre pratique ? 


C'est finalement à cette question que j'aimerais répondre aujourd'hui. Et pour cela, quoi de mieux que d'interroger directement le Yi King...

Alors, quelle est l'essence du mouvement fondamental de la Médecine Traditionnelle Chinoise ? 


          ䷆    L'armée    師  shī


"Armée, c'est l'état de guerre, la mobilisation de toutes les forces contre un péril qui menace le territoire" 

"Le retour à la paix, seule justification de la guerre, se manifeste par la réorganisation des territoires enfin débarrassés de la menace qui pesaient sur eux"

"...la force, nécessaire dans un tel contexte, doit rester d'ordre défensif et ne se manifester ni par une virilité agressive, ni par une fougue héroïque."


Yi Jing, le livre des changements 

par Cyrille Javary et Pierre Faure


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